Humour de bureau

Au cours de sa carrière moyenne de 40 ans, le travailleur finlandais besogneux abat 70 000 heures de travail. Sur une période aussi longue, on a le temps de réfléchir au travail sous bien des angles, d’autant plus que pour la moitié des Finlandais actifs, le travail est la principale source d’estime de soi. La statistique la plus importante concernant le travail en Finlande montre d’ailleurs que, pour 90 % des Finlandais, la signification du travail est liée aux bonnes relations humaines et aux amis au travail. Autrement dit, à l’humour sur le lieu de travail. Quand les Finlandais parlent du travail, les sujets gravitent généralement quelque part entre l’exploitation permanente et les plans sociaux, indépendamment du fait que le travail soit réellement agréable et sûr ou non. Selon ma théorie, notre héritage génétique d’origine agraire et forestière n’a pas suivi le rythme du développement, et notre manière de parler du travail est restée bloquée sur l’accord mineur que nos ancêtres nous ont légué en drainant les marécages. Quand un Finlandais parle de l’humour au travail à travers ce prisme, on ne s’étonne plus vraiment que l’humour finlandais, en général, soit plutôt particulier et exotique. Un bon exemple en est une vidéo qui a circulé sur YouTube il y a quelques années, où des étudiants d’été d’une supérette ont mis en place, lors de l’inventaire, peut-être le plus grand domino de produits de détail au monde. Même si la vidéo était, à la manière finlandaise, assez bravache, elle traitait avec beaucoup de finesse, par l’humour, la marque de cette chaîne de magasins. Ce souvenir me revient chaque fois que je fréquente les magasins de cette chaîne, et je me surprends à me demander quelles bêtises les gars de l’arrière-boutique et de l’expédition sont encore en train de mijoter. C’est ce même style et cette même ambiance que nous avons voulu exploiter en réalisant la vidéo d’entreprise de Dimex. Chaque exemple d’humour au travail présenté dans la vidéo de Dimex est directement emprunté à la vraie vie. C’est pourquoi les gaffes montrées dans la vidéo sont bien plus authentiques que n’importe quel sketch scénarisé. Cette approche plus légère des questions de travail a donc apporté à la présentation des vêtements de travail un angle qui semblait coller parfaitement à l’esprit de Dimex. Après ces instantanés d’ambiance, ces 70 000 heures de labeur paraissent déjà nettement moins moroses. Sur ces images et ces impressions, -Antti Mäkelä / Unoam
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