Salutations aux Dimexiens et à tous ceux qui tomberont sur ce texte.
Comme je n’ai encore jamais participé à un blog en tant qu’auteure, je suis ravie d’être cette fois la blogueuse de Dimex, et je remercie au passage Tuire d’avoir eu cette idée.
Dans le texte qui suit, j’examine ce qui est considéré comme important en Estonie en matière de vêtements de travail, quelles sont les préférences et les conceptions liées à leur utilisation, comment celles‑ci ont évolué avec le temps et quelles différences existent par rapport au marché finlandais.
Je travaille dans le domaine des vêtements de travail depuis huit ans déjà, d’abord dans la filiale de Dimex, Katimex, puis chez Dimex depuis l’automne 2012. Même si l’on pourrait penser que je connais parfaitement ce secteur et le marché correspondant, je dirais qu’à l’image du monde qui change en permanence, les vêtements de travail, leur utilisation et tout ce qui s’y rapporte évoluent eux aussi. Il ne faut donc pas se laisser surprendre, mais rester constamment prêt à s’adapter aux nouvelles conditions et particularités qui peuvent apparaître ou sont déjà apparues dans ce domaine. Par rapport à l’époque où j’ai commencé à travailler avec les vêtements de travail, les modèles, les attentes des clients et la situation générale du marché ont radicalement changé.
Au début des années 90, lorsque l’Estonie a retrouvé son indépendance, les gens avaient peu d’argent et il n’y avait guère de travail ; les vêtements de travail étaient la dernière chose dont on aurait pu ressentir le manque, d’autant que l’on n’avait généralement pas d’expérience préalable de l’utilisation de vêtements de travail spécifiques. Je pense que l’utilisation plus consciente de vêtements de travail en Estonie a commencé à la fin du siècle dernier, lorsque se sont créées – et surtout maintenues – les premières entreprises de confection qui produisaient aussi des vêtements de travail, ainsi que quelques petits entrepreneurs qui ont commencé à importer en Estonie des vêtements de travail usagés provenant des pays nordiques, reçus au titre de l’aide humanitaire, pour les revendre ici.
La croissance économique, durant la période de reprise de l’activité, a entraîné une augmentation significative de l’utilisation de vêtements de travail, car de nombreuses nouvelles entreprises ont vu le jour dans les secteurs de la construction, de l’immobilier et de l’industrie. Pour caractériser l’utilisation des vêtements de travail au début des années 2000, le mot‑clé principal serait sans doute « différenciation ». Cela venait de la volonté d’avoir une identité propre et de se distinguer des concurrents aussi par l’apparence. La plupart des entreprises spécialisées dans les vêtements de travail offraient à presque chaque société la possibilité de commander des modèles spécialement conçus ou même une collection complète – une sorte de « costume sur mesure » – adaptés à leurs souhaits, à leurs mesures et à leur image. Il en résultait souvent l’impression que le critère principal dans le choix des vêtements de travail n’était pas tant leur sécurité, leur durabilité ou leur fonctionnalité, mais plutôt l’impact visuel et l’attrait esthétique.
En réalité, dans un pays aussi petit que l’Estonie, où, selon les statistiques, 75 % des entreprises comptent entre 5 et 15 employés, il n’est pas possible de proposer à tout le monde des solutions spéciales, c’est‑à‑dire un service de confection tailormade, et encore moins pour les vêtements de travail. Je pense qu’en Estonie comme en Finlande, en période de récession économique, le vêtement de travail est l’un des premiers postes de dépenses sur lesquels on économise et où l’on fait des coupes. À cet égard, la crise économique a apporté ses propres corrections : les entreprises qui ont survécu et ont continué à acheter des vêtements de travail ont commencé à privilégier, en plus du prix, surtout la fonctionnalité, le confort, la durabilité des vêtements ainsi que leur disponibilité immédiate, c’est‑à‑dire un délai de livraison rapide. Les décisions d’achat ont commencé à se faire principalement en faveur des fournisseurs de vêtements de travail disposant d’une collection prête à l’emploi et de produits immédiatement livrables. Cette mentalité est en grande partie restée jusqu’à aujourd’hui, et c’est exactement à ces conditions que répond Dimex par son concept. C’est pourquoi je considère toujours que Dimex a de belles possibilités de croissance sur le marché estonien et balte. Dimex a développé une collection très solide, de nouveaux modèles sont conçus et les anciens sont améliorés quotidiennement, et on devrait y trouver des produits adaptés à la plupart des exigences. Bien que nous soyons des voisins proches et des peuples apparentés, nous ne sommes pas semblables en tout et nos préférences ne coïncident pas dans tous les choix, y compris pour les vêtements de travail. Au fil des années, il est apparu clairement que, si le Finlandais utilise volontiers toutes sortes de pantalons de travail, des plus simples jusqu’aux pantalons à poches flottantes, l’Estonien préfère les salopettes ou les demi‑combinaisons. Cela se voit aussi au fait que, chaque année, les produits les plus vendus en Estonie sont justement la demi‑combinaison ou la salopette. L’argument principal des Estoniens est que le dos reste au chaud J. Une autre observation subjective de ma part concerne les vestes d’hiver. En Estonie, il n’est pas du tout acceptable qu’une veste d’hiver n’ait pas de capuche, alors qu’en Finlande, cela ne semble pas aussi primordial, mais c’est peut‑être seulement mon impression. Heureusement, Dimex est une entreprise progressiste, en développement et flexible et, soucieuse de satisfaire le client, nous ajoutons si nécessaire une capuche à la veste ou supprimons, par exemple, des poches flottantes jugées superflues par le client.
Compte tenu de tout ce qui précède, je suis convaincu que la gamme de vêtements de travail Dimex continuera à proposer des vêtements adaptés non seulement aux Finlandais et aux Estoniens, mais aussi à toute l’Europe et, pourquoi pas, au monde entier. Dimex est une marque forte et, avec de bons produits, il n’est pas impossible d’être présent dans n’importe quel coin du globe. LE MONDE EST OUVERT ! :)