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C’était sans doute vers 1997 ou 1998 que j’ai croisé pour la première fois le vêtement de travail/de tous les jours/de fête appelé Dimex. Je dis « de fête », car dans notre famille, les Dimex conviennent à toutes les situations. De nos jours, le Nord-Ostrobotnie est connu pour le fait que tous les jeunes – et les moins jeunes – qui se respectent doivent avoir des Dimex ; certains les ont même portés pour leur journée de carnaval scolaire. Une jeune demoiselle se plaignait un jour qu’on ne trouvait pas ces vêtements dans une taille assez petite. Il faut dire qu’à l’origine, les concepteurs avaient sans doute un autre usage en tête ; ils n’avaient probablement pas imaginé en faire des vêtements de mode pour les ados de notre coin perdu.
Dans notre famille, mon père a été très tôt au fait de la mode en la matière, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Il doit bien avoir accumulé au moins quinze ans d’expérience d’utilisation. Avant, il n’y avait que les Dimex de travail ; aujourd’hui, il y a aussi les « Dimex du dimanche ». Le monde change…
L’aîné de la famille perpétue désormais cette tradition et en est fier. Je me suis dit récemment qu’il me faudrait presque un passeport pour entrer dans ce « Dimexland ». Bon, je dois admettre qu’on trouve aussi quelques Dimex dans la garde-robe de maman. Pour ma défense, je dirai qu’ils sont tout simplement si confortables à porter.
En me remémorant ces souvenirs d’antan, un diaporama de la palette de couleurs des modèles de vêtements de travail des différentes années a défilé devant mes yeux : au début, il n’y avait que du bleu, puis est apparu un violet/gris rebelle, et aujourd’hui, les vêtements arborent le jaune et le noir. Je suis très satisfaite de cette évolution. Je n’oserais plus accompagner mon mari nulle part en tenue de fête s’il se promenait encore en salopette bleue, par exemple au mariage des voisins. Le noir, c’est tout de même autre chose pour cette occasion. Et le jaune brille agréablement au soleil. C’est du solide.